23 Mars 11h13
Je suis dans la voiture, direction l'hôpital. Ma mère conduit et j'ai insisté pour qu'Angie vienne avec. Je regarde le ciel en espérant un signe qui me dirait d'assumer ce que le destin m'a infligé. Malheureusement, aucun signe pour l'instant. Ma mère parle avec Angie. Je n'arrive même pas à comprendre ce qu'elle dise, je suis complètement ailleurs, seul dans ma bulle impénétrable du monde extérieur. Des panneaux de signalisation indiquent que l'hôpital n'est plus qu'à deux kilomètres de là maintenant. Tout le reste de ma vie va se jouer dans l'heure qui suit, après ça sera trop tard. Je sors de la voiture. Depuis le début du trajet, j'ai la main sur mon ventre. Ma mère se présente à la réceptionniste qui nous dit que le docteur nous attend un étage au dessus. Angie appuie sur le bouton pour appeler l'ascenseur. Ma mère monte dans la cage suivit de ma meilleure amie. Je reste là, sur le pas de la cage à tenir mon ventre. Les portes ne vont pas tarder à se refermer.
Ma mère : Olivia, qu'est-ce que tu attend, enfin !Prise d'une pulsion ou d'instinct maternelle, je cours à toute vitesse vers la sortie. Angie réussit à me rattraper mais ma mère et reste bloquer dans l'ascenseur.
Angie : Qu'est-ce qu'il t'arrive, ma puce ?Mes larmes coulent à flot à présent. Ma mère vient juste de nous rejoindre en courant.
Moi : Ne m'en voulait pas, mais je ne peux pas faire ça. Je l'aime, c'est plus fort que moi. Je ne veux pas le quitter, je n'en ai pas la force.Des larmes apparaissent sur leurs joues.
Ma mère : Mais pense à son avenir ma chérie. Et toi comment va tu faire ? Tu es trop jeune.
Moi : Tu m'as toujours dit que dans la vie quand on veut on peut. Je me débrouillerai. Et tu m'as promis de m'aider dans mes études si j'ai un problème. Oublie les études, c'est maintenant que j'ai besoin de toi, de vous tous. Vous trouvez peu être ça lâche de le garder mais moi je trouve ça lâche de le tuer sous prétexte d'être trop ceci ou pas assez cela. Ca va être une nouvelle vie pour moi, j'en ai besoin. Et je pense que c'est une bonne chose de le garder. Tu sais très bien que je ne suis pas faite pour l'école et encore moins pour les études. Je ne serai jamais une grande avocate comme tu l'es. Tout ce que je veux là maintenant, c'est être maman, être une bonne maman comme tu l'as était pour moi.
Ma mère : Et son père ?
Moi : Ce n'est pas son père, juste son géniteur. Il m'a fait du mal à moi, mais il m'a offert quelque chose de magique aussi. Il ne sera jamais qu'il à un enfant de toute façon. Maman je t'en supplie, je n'arriverai pas à vivre tranquille en sachant que j'ai tuer un être qui grandi en moi, c'est peut-être ma dernière chance de tourner la page.
Ma mère : ...Je ferais tous ce qui ai en mon possible pour que ta futur vie et ton futur bébé sois heureux, je te le promet.Je me jette dans les bras de ma mère en embarquant Angie avec moi. On pleure toutes les trois mais des larmes de joies et d'apaisement cette fois.
Ma mère : Je vais être grand-mère.
Moi : Merci maman, merci beaucoup. Je t'aime.
Ma mère : Moi aussi je t'aime et toi aussi Angie. Merci d'être aussi vaillante avec ma fille.
Angie : Mais c'est normal, moi aussi je vous aime et je vous ai toujours considéré comme ma deuxième famille.
Moi : Et moi comme ma s½ur.
Ma mère : Il n'y à pas mieux qu'une bonne glace, après une sécante émotion comme celle là.
Angie : Ca marche pour moi, je commence à avoir faim.
Moi : Moi aussi.Après une bonne glace italienne dégoulinante de partout, retour à la maison. Mon père se jette casimment sur moi.
Mon père : Alors ça c'est bien passé? Tu vas bien?
Moi : Je crois que tu devrais t'assoir papa.
Mon père : Qu'est-ce qui se passe ?
Ma mère : Elle n'a pas pu avorter.
Mon père : Quoi ?
Moi : Ne m'en veux pas papa, mais je n'y arrivais pas et puis je crois que j'ai envie de garder ce bébé.
Mon père : Tu crois ou tu en es sûre ?
Moi : ...J'en suis sûre. Je...Pas le temps de finir ma phrase que mon père me prend dans ses bras.
Mon père : Je savais que tu allais prendre la bonne décision !!
Moi : Tu crois que c'est une bonne chose que je le garde ?
Mon père : Oui. Je crois que c'est le seul moyen pour que tu te sentes pieux avec ton corps et ça te rendra plus mûre. Je sais que tu es capable d'élevé cette enfant, certes tu auras besoin de nous mais tu es déjà bien mûre pour ton âge, la preuve.Je saute dans les bras de mon père en lui susurrant mille merci à l'oreille. J'ai beaucoup de chance dans mon malheur. Un jour quelqu'un m'a dit de prendre la vie du bon côté, dans les bons comme dans les mauvais moments. Grâce à ma famille et à mon petit asticot, je ne vois que du bonheur pour mon avenir et je ferais tout ce qui est en mon possible pour ne pas gâcher la plus belle chance de ma vie. Je n'oublierai jamais ce que ma famille fait pour moi. Elle aurait bien put m'obliger à avorter ou encore me virer de la maison. Au lieu de ça, elle me soutient. Après tout c'est ça une famille, tous pour un et un pour tous.
Mon père : Tu as eu une lettre de Strasbourg, ce matin. Je l'ai mise sur la commode.
Moi : Merci papa. Et merci aussi à toi maman et Angie, merci de me soutenir.
Ma mère : C'est normal ma chérie. Aller zou, va lire ta lettre.
Angie : Tu crois que c'est qui ?
Moi : Aucune idée.Je regarde l'enveloppe et lis en haut à droite « Zénith de Strasbourg ». Mon c½ur commence à accéléré. Malgré que j'aille mieux, je ne suis pas totalement remise, loin de là. Angie me l'arrache des mains et commence à l'ouvrir.
Moi : Hey mais c'est MA lettre.
Angie : Oui mais c'est MOI qui l'es dans les mains haha.Elle part en courant à l'étage. Je la suis de prêt bien qu'elle soit plus rapide que moi. Arriver en haut, pas une pas deux, je lui saute dessus et lui arrache la lettre des mains. Je reste à califourchon sur son ventre. Je déplis la lettre et lis à haute voix.
Mademoiselle H*****
On m'a fait part de votre malencontreux accident, il n'y pas plus tard qu'une semaine.
Moi : Les nouvelles vont vite
Angie : Continue !Je vous prie d'accepter mes plus plates excuses. Il y avait pourtant de la sécurité partout, mais pas assez je présume. C'est pourquoi j'ai immédiatement fait par de votre histoire au manager de Tokio Hotel en communicant par Mail, pour éviter tout accident du même genre. Il m'a tout d'abord remercié de mettre inquiéter pour la santé de ces jeunes fans mais il a aussi insisté pour ce faire pardonner. Ici joint deux places VIP pour le Parc Des Princes le 21 Juin 2008. Vous passerez une journée entière avec le groupe qui lui aussi à insister pour vous rencontrer. Vous pourrez y assister en toute sécurité, deux vigiles seront à votre disposition pour l'occasion. J'espère que vous passerez un bon moment avec la personne de votre choix.
Mes sincères salutations !
M. Charlie L. Directeur du Zénith
Je ne crois pas ce que je viens de lire. Je sors effectivement les deux billets avec écrit en grand « Tokio Hotel au PARC DES PRINCES le 21 juin ».
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Alors comment vous trouver le chapitre remplie d'émotion?
En tous ca meerci pour tout vos coms et votre soutient <3